Devenir juge dans les concours de jugement de bétail
Les éleveurs qui ont participé à la formation de
jugement de bétail,
avec les formateurs et des élèves de 1de la filière
Production animale du
LPA André Guillaumin. - FEUILLARD Bernadette
Pour la 3 e année, des éleveurs de toute la France
ont participé à une formation au lycée professionnel agricole
André-Guillaumin pour devenir juge dans les concours de jugement de
bétail de la race limousine
Ces éleveurs, d'âge très différent, sont installés en tant qu'exploitants ou salariés agricoles, depuis peu ou depuis des années. Chacun a ses raisons d'être présent. Pour certains, cette formation est un plus pour approfondir leur métier. Pour d'autres, elle leur permet de porter un autre regard sur les animaux qu'ils élèvent et de pouvoir mieux choisir, à l'avenir, les futurs éléments qui constitueront leur troupeau (sélection bêtes pour reproduction, par exemple). D'autre part, devenir juge et savoir reconnaître les meilleures bêtes de la race limousine lors d'un concours de jugement de bétail, c'est également faire la promotion de la race Limousine.
Ainsi, cours théorique et exercices pratiques ont été proposés aux éleveurs, redevenus élèves pour l'occasion. Du pointage et du classement ont été faits.
Les petits défauts minimisés par respect pour les éleveur:
Pour être un bon juge, il faut savoir mettre en avant les qualités bouchères des animaux (finesse des os, épaisseur du collier, du dos, etc), mais aussi leurs défauts en les minimisant par respect du travail des éleveurs. Pour les femelles, se rajoute à cela la qualité maternelle (largeur du bassin). Les éleveurs se présentaient et avançaient leurs arguments, pour classer un groupe de cinq génisses, sous l''il attentif de quatre éleveurs juges expérimentés (depuis 15 ans pour certains). Il s'agissait de Didier Yon de Charente, Christian Lajoie de Bretagne, Régis Géraud de Corrèze et d'Alain Pimpin de Haute-Vienne. Ces derniers ont pu partager avec les candidats leur expérience de juges nationaux. Les prestations orales des apprentis étaient filmées pour ensuite être étudiées en salle, lors d'un débriefing minutieux.
Bernadette Feuillard





